vendredi 25 septembre 2026

Trou d'Haquin, le 15/08/26

 TPST: 6h20

Participants: Géry, Benoit, Bernard, Pascal
Objectifs : Trou des Tritons, repérage super plafonds, éboulis sur corde, repérage désob, s'amuser.


Le rdv est fixé à 10h10 sur le parking de l'Haquin. Suite aux annulations en cascade (étonnant vu la sécheresse), nous sommes 4 présents: Géry, Benoît, Bernard, Pascal.
Nous nous apprêtons dans la chaleur tandis que Géry décide de se changer dans la doline.
Je suis désigné comme "équipeur", je pars donc en premier pendant que Géry fini de s'équiper. Bernard me suis de près, Benoit n'est pas loin non plus.
Je commence à équiper la première verticale mais l'équipement commence sur une broche unique et ça ne me plaît pas. Je me retourne comme je peux (l'endroit n'est pas bien large) et après quelques recherches je trouve un gros bloc qui me semble correct pour faire un amarrage naturel de départ. La descente peut commencer. Les petites verticales s'enchaînent, on est rarement bien mis pour l'équipement vu l'étroitesse de certains passages mais ça se passe bien.
J'arrive au dernier fractio à un endroit particulièrement étroit. Je fais mon fusion et je sens quelque chose qui coince dans le kit...je tire un coup et hop! Le noeud en bout de corde! Mince alors, il manque un bon 3 mètres ! Heureusement, nous avons une C30 dans le kit au cas où on décidait de faire la cascade et Bernard me suis avec une C60 dans le cas où on trouve l'accès au super plafonds ou pour descendre les éboulis sur corde.
Je fais une jonction de corde à l'amarrage (je préfère éviter un passage de noeud à 2 mètres du sol  ) et descend les 5 derniers mètres sur ma C30 (ça devrait être assez long).
Géry étant toujours juste dans ses longueurs de corde, je comprends que j'ai dû faire quelque chose qu'il ne fait habituellement pas ou laisser trop de mou quelque part.
Effectivement, Géry m'explique qu'habituellement il ne prend pas l'amarrage naturel de départ (mais que c'est une bonne idée  ) et que j'ai laissé un peu trop de mou avant la descente oblique (je suis généreux, que voulez vous?!). Géry à d'ailleurs repositionné la corde sur l'amarrage naturel parce que le positionnement de départ n'était pas idéal.
Nous remontons vers le toboggan des trompettes via un passage que Géry n'a jamais emprunté et nous commençons à chercher l'accès aux "super plafonds".
J'ai pensé à prendre des broches car j'avais repéré des trous forés lors de notre dernière tentative. Mais une fois engagé sur la dalle lisse qui pourrait être l'accès tant recherché, je me rend compte que c'est vraiment trop limite niveau sécurité.
N'étant pas sûr qu'il s'agit du bon endroit, ça ne vaut pas la peine d'insister, le risque est trop grand. D'autant que s'il s'agit bien de l'accès, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas le moindre amarrage normal pour sécuriser l'endroit ?
Par acquis de conscience, je jette un œil par la lucarne qui permet de rejoindre l'eau via une descente en rappel. Je regarde vers le haut mais ça semble queuter... Cet accès est décidément bien mystérieux !
Nous décidons de revenir un jour avec quelqu'un qui connait et partons vers le départ des verticales qui permettent de traverser les éboulis sur corde.
La descente est plutôt amusante et idéal pour une formation à l'équipement ou au déséquipement (hein Benoit?  ) sauf que l'accès aux premières broches n'est pas sécurisé (ce n' est pas très exposé mais bon...) et il y a un frottement pas bien méchant mais pas d'amarrage permettant de placer un déviateur ou de faire un fractio...bizarre.
En bas des éboulis, Géry prends quelques secondes pour s'orienter vu que c'est la première fois qu'il descend par là puis nous partons à la recherche de la désob en cours.
La seule info que j'ai c'est :"suivez l'eau depuis l'entrée".
Nous cherchons à quelques endroits et finissons par trouver. La curiosité nous pousse jusqu'au bout de la désob où une faille très étroite et infranchissable nous attend. Ils vont devoir "faire péter" pour continuer.
Géry est visiblement ravi de faire autant de choses qu'il n'avait jamais faites dans l'Haquin. Et moi ravi de lui faire découvrir  
Il est temps d'entamer la remontée.
Géry propose à Benoît de faire son premier déséquipement dans les éboulis. Bernard remonte en premier, je le suis et le maître et son disciple nous suivent.
Le déséquipement se passe bien. Benoit découvre les joies de la remontée sans quelqu'un pour tenir la corde en bas (il faut régler le matériel  ). Je les attends pour prendre le kit et le remonter dans les Tritons.
A peine au premier fractio des Tritons, j'entends juste en dessous de moi:
-"Pascaaaaal? Tu n'as pas une frontale ou des piles par hasard?"
Mes deux frontales étant fixées au casque je ne sais pas en prêter une mais j'ai peut-être encore des piles même si mes lampes sont sur batterie.
Benoit n'a plus d'éclairage, pas encore reçu sa 2eme lampe qu'il a commandée et les piles de la lampe de secours de Géry sont mortes...ben c'est du joli!
Malheureusement, je n'ai plus les piles dans ma poche, je me suis rappelé plus tard qu'elles avaient pris l'eau dans le Nou Bleu (en même temps que mon smartphone  ).
Benoit va devoir remonter sans lampe et moi je vais devoir l'éclairer à chaque fractio ou endroit où je peux me poser sans entraver la corde. Pendant ce temps-là, Géry déséquipe.
C'est lent mais ça fonctionne et nous finissons par sortir.
Bernard m'explique que la porte était coincée et qu'il a dû faire levier avec son descendeur pour l'ouvrir puis qu'elle s'est reclapée sur sa tête pendant qu'il sortait (merci le casque!).
Il est temps de se changer et d'aller boire un verre (et manger pour certains) à la Fête au palais!
Et non di dju! Où est cet accès aux "super plafonds ??!!"

Pascal Evens

jeudi 6 août 2026

mercredi 24 juin 2026

Réseau Sud à Han-Sur-Lesse, le 14 juin 2026

Participants : John (ESB) et 19 autres spéléos (dont Fistuleuses, Stalacs, GRSC). Loran Haesen et Miguel du GRSC étaient nos guides.

Pas besoin de mot. Voir la vidéo : https://youtu.be/pjssld0ad-I



Grotte du Père Noël, le 13 juin 2026

Participants : Géry (ESB) et 19 autres spéléos.

C’est une rare opportunité d’avoir une visite guidée de l’emblématique grotte du Père Noël

à Barvaux, dans le « Domaine des grottes de Han ».

Depuis que je fais de la spéléo, on en parle ... mais ... Achtung ! strikt verboden !!!

Domaine réservé aux scientifiques !

C’est bien fini depuis avril 2016 dès lors que le « Domaine des grottes de Han » y organise des guidages lucratifs pour touristes, sous-traité à « Spéléo-J » ...

Dans leur « très » grande largesse (!), il autorise les vrais spéléos à y entrer deux fois par an ... à un créneau horaire imposé !

C’est ainsi qu’une vingtaine de spéléos se sont retrouvés à ... 15h00 (!) sur le parking désigné.

Aurélien ayant dû annuler sa participation, c’est Johnny du GSCT qui m’accompagne.

Je retrouve sur place ma bonne copine Carine de « La Cordée ».

C’est Loran Haesen le maître de cérémonie du jour.

L’autre guide prévu ne viendra pas, on formera du coup un seul groupe.

« Découverte il y a plus de 50 ans Le 26 décembre 1964, une petite équipe de spéléologues était descendue au « Trou Picot » du Massif de Boine à Han-sur-Lesse afin d’étudier les chauves-souris...

En cette froide journée d’hiver, les conditions étaient idéales pour apercevoir de la vapeur d’eau sortir de la roche. Après un travail de longue haleine pour dégager cette entrée, leur émerveillement fut immense ! Remplis d’émotion et naturellement très impatients, ils se sont rapidement lancés dans l’exploration du plus beau de tous les cadeaux du Père Noël ! ».

« Située au cœur du parc animalier. Cette cavité du massif de Boine n’est pas connectée physiquement à la Grotte de Han (tout en faisant partie du même complexe hydrologique).

Caractéristiques. Grands volumes et salles très concrétionnées. Une descente dans des éboulis permet d’accéder à la galerie principale qui mesure 175 m de long et 40 m de large dans sa plus grande diagonale. La progression s’effectue majoritairement sur des éboulis qui sont par endroit particulièrement glissants (même pour des spéléos). La salle Blanche qui lui fait suite est le début des salles particulièrement bien décorées. Un pont de singe permet de franchir la galerie de la boue. Les visites ne sont autorisées que jusque la salle du Cobra (le reste de la grotte étant en réserve intégrale).

Dév. 2115 m Aucune difficulté technique. Temps d’une visite de 1h30 à 2h30 selon le temps consacré à la contemplation. Matériel : baudrier plus longes pour le passage du pont de singe et des parties sécurisées par des câbles »

« Un réseau très riche en chauves-souris... Une quinzaine d’espèces de chauves-souris vit dans tout le réseau souterrain de Han-sur-Lesse. Notons en particulier la présence de rhinolophes, une espèce très protégée ».

Petite navette jusqu’au haut grillage du parc animalier.

Puis, petite marche jusqu’à un chalet tout près de l’entrée de la grotte.

Une fois équipé, nous processionnons dans une profonde faille jusqu’à la porte blindée d’entrée ...

Des câbles acier pour se longer ... si on veut ...

Découverte de la féerie ! Contemplation !

Une explosion de concrétions magnifiques, gigantesques !



Un os de vache concrétionné ...

Mais aussi une bouteille de lait concrétionnée ... : elle servait de récipient collecteur d’eau pour les lampes au carbure !

Attention : c’est quand même vachement glissant.

En plus, il fait mourant de chaud. Pourtant, la température est identique à nos autres cavités. Loran nous avait prévenu ! Il n’y a pas d’explication à cette particularité !

La galerie principale de 175m de long est stupéfiante !

Deux ponts de singe permettent de passer au-dessus de la galerie de la boue.

Arrivée à la salle du Cobra.

Pas question d’aller plus loin ...

Petite variante sur le chemin du retour pour la visite de « la chambre à coucher » où

l’université de Namur y possède encore un gros entonnoir ...

Plus loin, une petite aragonite toute mignonne ..

Sortie après 3h00 de TPST et plusieurs belles rencontres pour notre carnet d’adresse ...

Retour super tard à la maison après cette journée vraiment inoubliable !


Géry




Carrière de Sprimont à Floreffe, le 31 mai 2026

Participants ESB : Géry, Manel

Arrivés sur place, je réalise effectivement que l'endroit est parfait pour une initiation à l'équipement à l'air libre, tout en restant à l'ombre avec, en plus, un accès facile au site.

Malgré l'orage de samedi soir, dont nous avons très vite saisi son effet sur l' endroit (une bonne trace d'un ruissellement important) et le fort potentiel de glissade, le terrain restait praticable.

On a premièrement commencé par l' initiation aux noeuds (huit double, noeud de pêcheur, noeud de chaise double, fusion, une petite démo de nœud Mickey qu'on utilise de moins en moins ( pour une même utilisation, le noeud de fusion consomme moins de corde ).

Géry a fait une belle démo comment préparer sa corde avec noeud de pêcheur à 1 mètre à peu près de l'extrémité et le noeud supplémentaire d'alerte qui est généralement un noeud simple.

Pour moi, il y avait 3 cordes à préparer : 38, 25 et 16 m ( si je me rappelle encore :D).

On a commencé  après à monter. J'ai demandé à Géry qu'il équipe la montée par précaution car le terrain était un peu glissant quand même. Heureusement, le câble est toujours là en bon état.

Une fois là-haut, on a commencé chacun à équiper sa corde. Pour moi c'était la mission d'équiper avec mise en place de  4 fractios.

Pour remonter et pour aller vite, on a chacun déséquipé le matériel mis en place par l'autre.

La séance  s'est très bien passée.

 J'ai vraiment apprécié !

 

à trés vite !

Manel

Trou Manto, le 3 mai 2026

Participants ESB : Géry, Arthur, John

Petit rapport de notre dernière sortie, à trois au trou Manto - Saint Etienne. C'est une grotte relativement rapide à faire, mais avec de belles voûtes concrétionnées, un beau puit, et des rampings bien étroits et bien amusants.

Comme souvent je rejoins Géry à Ottignies puis covoiturage jusqu'au point de rendez-vous. Avec une demie heure d'avance, nous avons largement de temps de manger une tartine avant l'arrivée de John vers 10h30.

On hésite un peu entre les différents chemins pour la marche d'approche, mais nous arrivons finalement à entrer dans la grotte aux alentours de midi (c'est fou comme il en faut du temps pour s'équiper !)

On progresse un peu, puis vient le temps pour que j'équipe une vire et un puit. L'équipement n'est pas forcément difficile techniquement mais un peu impressionnant au dessus du puit. On se rend compte après coup qu'il est possible de faire l'économie d'une sangle pour équiper le puit grâce à amarrage naturel (à noter dans le descriptif pour la prochaine fois).

On descend dans un beau puit qui fait au moins 10 mètres dans une grande salle. On peut partir farfouiller de plusieurs cotés, ce que John et moi faisons allègrement.

Au retour, John met en place une corde pour accéder à la salle du trône, où il y a de belles concrétions. On cherche un peu la sortie dans cette grotte labyrinthique, et Géry nous envoie John et moi sortir par le passage Saint Etienne. C'est un passage particulièrement étroit où l'on sent un vif courant d'air, suivi d'un laminoire. D'aucun prétendent que le passage aurait été élargi pour permettre un sauvetage, mais j'ai du mal à croire que le passage était encore plus étroit auparavant. John y perd même sa clé de grotte, que l'on retrouvera après un rapide allez-retour dans le laminoire.

Temps passé sous terre: à peu près 3h15.

Après, on passe bien sûr boire un verre au bar juste à coté du parking, c'est bien pratique !

C'est une grotte qu'on fait apparemment peu souvent au club, elle est pourtant très bien!

A plus,

Arthur

dimanche 3 mai 2026

Galerie des Sources, le 12 avril 2026

Participants

ESB : Manel, John / Astragale : Pascal, Mathieu

Rdv est donné à 10h sous le pont de chemin de fer pour faire la Galerie des sources. John avait poussé une tête dans l'etroiture d'accès à la grande salle terminale lors de la sortie précédente et il était curieux d'aller voir plus loin.

Gaëtan et moi arrivons en premier (ponctualité légendaire de l'Astragale 😇).

La grille d'un autre trou situé sur le bord de la route étant ouverte, nous décidons d'aller voir ce qu'il s'y cache en attendant Manel et John. Ceux-ci arrivent avant qu'on atteigne le trou et John est également curieux d'aller y jeter un oeil donc nous décidons de nous apprêter et d'aller voir tous ensemble.

Une fois prêt nous allons donc explorer ce mystérieux trou qui serait petit mais avec une salle concrétionnée (d'où la grille) d'après les infos trouvées par John. L'entrée est basse et suivie rapidement par une remontée terreuse et glissante avec corde en place. Nous arrivons effectivement à proximité de ce qui ressemble à une petite salle mais le sol est instable et en pente. Nous décidons de ne pas insister vu le peu d'intérêt de ce que nous voyons plus loin.

Direction la Galerie des sources !

Nous montons jusqu'à l'entrée et, en hommes galants que nous sommes, nous laissons le kit à Manel 😄 (j'avais complétement oublié qu'elle l'avait 😅). Du coup elle peine un peu à monter mais elle nous rejoint rapidement, rien ne l'arrête !

Après un petit combat avec le cadenas (merci le WD40) nous pouvons enfin rentrer dans la grotte.

Quelques petites hésitations sur l'itinéraire puis nous arrivons rapidement dans le bas de l'accès au réseau Daniel. John se lance dans l'équipement de la main courante d'approche et me dit qu'il n'y a pas de spit pour équiper le départ.

-si si ! Je suis certain qu'il a 2 spits!

-je ne les vois pas en tout cas!

Je décide de me rapprocher et passe sous lui qui est quelques mètres plus haut en oppo...

-ils sont là John! Tu es trop loin déjà !

Dans son enthousiasme il était passé à côté!

Petit demi-tour et l'équipement peut commencer.

Tout se déroule sans accroc. On découvre une corde en place pas nécessaire mais tant qu'à faire autant en profiter pour faciliter l'équipement.

Arrivé dans le réseau Daniel, John nous conseille d'enlever notre matos pour la suite. Tout le monde s'exécute sauf Gaëtan qui à la flemme de devoir remettre son baudrier après (aurait-il grossi? 😁).

John se lance, Gaëtan le suis puis moi puis Manel. Arrivé à la première étroiture John passe sans trop de problème mais Gaëtan bloque... à cause de son matos 😝

Je lui fait remarquer que c'est parfois utile d'écouter quelqu'un qui a plus de 15 ans d'expérience en spéléo 😜

Je passe devant pendant qu'il enlève son matos puis nous continuons le ramping. Une méchante étroiture nous attends encore pour accéder à la salle.

La salle est étonnamment grande vu les dimensions du reste de la grotte. Le courant d'air que John avait senti la dernière fois a disparu (sans doute à cause la météo extérieure qui s'est réchauffée?).

Nous crapahutons dans la salle. John explore les hauteurs. Pas mal de départs dans les blocs qui semblent remonter mais rien de vraiment évident et la stabilité est parfois douteuse.

Pendant que Manel et Gaëtan retourne vers les cordes, John part explorer une faille qui semble être entre la parois de la salle et l'éboulis. Après qu'il ait fait quelques mètres je passe ma tête dans un trou et découvre qu'il est en fait entre 2 gros blocs.  Il revient, s'engage dans le trou pour passer entre la parois et le bloc. Un loong conduit impénétrable part le long de la parois...une suite peut-être ?

Nous rejoignons Manel et Gaëtan. John ayant équipé je me dévoue pour le déséquipement. Gaëtan fait quelques nouilles à la remontée puis nous suivons sans problème.

Nous décidons de faire la boucle en revenant par le chemin opposé à la chatière que nous avions pris à l'aller. Quelques hésitations sur l'itinéraire à nouveau mais on trouve rapidement le chemin. Le soleil nous attend à l'extérieur !

Lavage de matos dans la rivière pour moi et Gaëtan puis vu l'heure tardive nous décidons de rentrer chacun dans nos pénates.

Belle petite sortie une fois de plus!


Pascal Evens