samedi 7 novembre 2026

Carrière de Floreffe, le 11 octobre 2026

Participants : John, Manel et Géry de l’ESB

Nous n’étions que trois mais avions été bien inspiré d’aller s’entraîner aux techniques de cordes en extérieur ce jour là. Météo parfaite et site discret pour une activité en surface ! 

Pendant que John équipe l’accès au sommet, Manel et moi continuons à nous préparer. Manel « enkite » consciencieusement …

RV en haut ... Nous révisons ensemble le nœud de chaise avec ses différentes manières d’exécution. Manel commence l’équipement de la voie 5 avec l’apprentissage d’une variante au Y classique.

Pendant que j’équipe la voie parallèle, John suit la progression de Manel. Bon, il y a bien quelques petites erreurs de débutant (pas que de débutant d’ailleurs …) mais c’est cela qui fait le bon ancrage des réflexes dans le cerveau.

De mon côté, à quelques mètres du sol, je réalise un passage de nœud. L’équipe réunie au pied de la falaise, j’apprends à Manel comment passer ce nœud à la montée et à la descente … Petit bonus : démonstration de la « clé de pied ». Toujours bon à connaître …

Pendant ce temps, John équipe la voie 10, la bien nommée « vire du fond ». Pas trop évident pour l’accès et assez engagé pour l’équipement des vires !

Son travail terminé, je m’y met dessus suivi de Manel. L’accès est effectivement très raide et Manel hésite puis persévère … Je prends mon pied sur les vires et termine ce petit parcours assez sportif suivi de Manel. Rapide conciliabule entre John et moi … au terme duquel, nous décidons de ne pas proposer à Manel de déséquiper ce parcours. Ce serait vache quand même ! …

Retour au pied de la carrière pour une démonstration du professeur Écureuil sur le sauvetage par « coupé de corde » … Manel monte de quelques mètres sur sa corde.

Tu imagines qu’elle ramasse un caillou sur la cafetière en pleine montée (ouille !) qu’elle tombe faible (oufti ! ...) où qu’elle rende carrément son fromage (PFffff …).

Le peï ou la meï au-dessus d’elle installe une corde en parallèle (oui, il/elle en avait justement une avec soi …), descend dessus, s’arrête au-dessus d’elle, se penche, prend sa longe, l’attache à la sienne puis sort son couteau (oui, il/elle en avait justement un avec soi …). Zou ! : coupé de corde au-dessus de la victime et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire : bardaf, elle se retrouve sauvée, accrochée à son héros ! Vivante ! 

Pour cette démonstration, nous avons évidemment utilisé une corde déclassée ! … Fini de rigoler maintenant : place au déséquipement ! Pendant que Manel et John déséquipent les deux voies parallèles, je déséquipe le parcours de John. Et ce n’est pas du tout évident pour les vires, diable ! Elles sont tellement écartées !

Rangement et inventaire du matériel puis, retour aux voitures.

Il est déjà passé 17h30, nous n’avons malheureusement pas le temps d’aller boire le verre de l’Amitié à la brasserie du Moulin. 

Par contre, nous avons passé une super chouette journée, pleine d’enseignement ! 

Que du bonheur ! 

A refaire !!! 

Géry, rapporteur de service ...


dimanche 4 octobre 2026

Chantoir de Ronsombeux, le 20 septembre 2026

 Participants ESB : Manel, Géry, John

Et Pascal de l'Astragale


Le chemin nous a ramené ce dimanche à la commune de la plus petite ville du monde pour visiter le Chantoir de Ronsombeux

Rencontre sur place Géry et moi avec John et Pascal pas loin d'un abri de ferme, où on a déjà trouvé une ancienne poche militaire de carte qui avait l 'air de dater de la période de la guerre mondiale.

Nous avons pris notre chemin dans la prairie à proximité des vaches pour arriver rapidement à l'entré, grande porte métallique et une entrée bien maçonnée avec son échelle métallique bien large.

Pascal a entamé cette entrée pour mettre en place la première corde qui nous a aidé à monter plus tard la première étroitures. Après, c'était à moi d installer la deuxième corde qui nous fait descendre la puit de la grenouille pour arriver à la grande première salle. J'ai réussi à faire le premier fractio, mais Géry à terminé le deuxième. 


En parallèle, Pascal équipait une deuxième corde sur le deuxième itinéraire pour accéder à la même salle. Arrivant à ce niveau, c'est une suite de ramping qui nous ramène à une deuxième étroiture un peu délicate pour remonter (trouver la technique et un peu de patience).

Le niveau de l'eau était très bas comparant aux visites antérieure de Pascal mais on arrivait quand même à un siphon qui était impénétrable. Mais on a eu aussi l impression qu'il y a un manque d oxygène sur la partie proche du siphon.

Notre retour n'était pas compliqué mais nous avons bien remis notre matériel que nous avons bien enlevé avant de s'engager dans le tronçon ramping.

La sortie était plutôt bien, c'était Géry et John qui ont déséquipé. Une sortie avec étroiture était le challenge dernière minute surtout avec les kits qui se coincent..

On a bien mérité notre verre de l 'amitié au café carré à Bomal.

vendredi 25 septembre 2026

Trou d'Haquin, le 15/08/26

 TPST: 6h20

Participants: Géry, Benoit, Bernard, Pascal
Objectifs : Trou des Tritons, repérage super plafonds, éboulis sur corde, repérage désob, s'amuser.


Le rdv est fixé à 10h10 sur le parking de l'Haquin. Suite aux annulations en cascade (étonnant vu la sécheresse), nous sommes 4 présents: Géry, Benoît, Bernard, Pascal.
Nous nous apprêtons dans la chaleur tandis que Géry décide de se changer dans la doline.
Je suis désigné comme "équipeur", je pars donc en premier pendant que Géry fini de s'équiper. Bernard me suis de près, Benoit n'est pas loin non plus.
Je commence à équiper la première verticale mais l'équipement commence sur une broche unique et ça ne me plaît pas. Je me retourne comme je peux (l'endroit n'est pas bien large) et après quelques recherches je trouve un gros bloc qui me semble correct pour faire un amarrage naturel de départ. La descente peut commencer. Les petites verticales s'enchaînent, on est rarement bien mis pour l'équipement vu l'étroitesse de certains passages mais ça se passe bien.
J'arrive au dernier fractio à un endroit particulièrement étroit. Je fais mon fusion et je sens quelque chose qui coince dans le kit...je tire un coup et hop! Le noeud en bout de corde! Mince alors, il manque un bon 3 mètres ! Heureusement, nous avons une C30 dans le kit au cas où on décidait de faire la cascade et Bernard me suis avec une C60 dans le cas où on trouve l'accès au super plafonds ou pour descendre les éboulis sur corde.
Je fais une jonction de corde à l'amarrage (je préfère éviter un passage de noeud à 2 mètres du sol  ) et descend les 5 derniers mètres sur ma C30 (ça devrait être assez long).
Géry étant toujours juste dans ses longueurs de corde, je comprends que j'ai dû faire quelque chose qu'il ne fait habituellement pas ou laisser trop de mou quelque part.
Effectivement, Géry m'explique qu'habituellement il ne prend pas l'amarrage naturel de départ (mais que c'est une bonne idée  ) et que j'ai laissé un peu trop de mou avant la descente oblique (je suis généreux, que voulez vous?!). Géry à d'ailleurs repositionné la corde sur l'amarrage naturel parce que le positionnement de départ n'était pas idéal.
Nous remontons vers le toboggan des trompettes via un passage que Géry n'a jamais emprunté et nous commençons à chercher l'accès aux "super plafonds".
J'ai pensé à prendre des broches car j'avais repéré des trous forés lors de notre dernière tentative. Mais une fois engagé sur la dalle lisse qui pourrait être l'accès tant recherché, je me rend compte que c'est vraiment trop limite niveau sécurité.
N'étant pas sûr qu'il s'agit du bon endroit, ça ne vaut pas la peine d'insister, le risque est trop grand. D'autant que s'il s'agit bien de l'accès, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas le moindre amarrage normal pour sécuriser l'endroit ?
Par acquis de conscience, je jette un œil par la lucarne qui permet de rejoindre l'eau via une descente en rappel. Je regarde vers le haut mais ça semble queuter... Cet accès est décidément bien mystérieux !
Nous décidons de revenir un jour avec quelqu'un qui connait et partons vers le départ des verticales qui permettent de traverser les éboulis sur corde.
La descente est plutôt amusante et idéal pour une formation à l'équipement ou au déséquipement (hein Benoit?  ) sauf que l'accès aux premières broches n'est pas sécurisé (ce n' est pas très exposé mais bon...) et il y a un frottement pas bien méchant mais pas d'amarrage permettant de placer un déviateur ou de faire un fractio...bizarre.
En bas des éboulis, Géry prends quelques secondes pour s'orienter vu que c'est la première fois qu'il descend par là puis nous partons à la recherche de la désob en cours.
La seule info que j'ai c'est :"suivez l'eau depuis l'entrée".
Nous cherchons à quelques endroits et finissons par trouver. La curiosité nous pousse jusqu'au bout de la désob où une faille très étroite et infranchissable nous attend. Ils vont devoir "faire péter" pour continuer.
Géry est visiblement ravi de faire autant de choses qu'il n'avait jamais faites dans l'Haquin. Et moi ravi de lui faire découvrir  
Il est temps d'entamer la remontée.
Géry propose à Benoît de faire son premier déséquipement dans les éboulis. Bernard remonte en premier, je le suis et le maître et son disciple nous suivent.
Le déséquipement se passe bien. Benoit découvre les joies de la remontée sans quelqu'un pour tenir la corde en bas (il faut régler le matériel  ). Je les attends pour prendre le kit et le remonter dans les Tritons.
A peine au premier fractio des Tritons, j'entends juste en dessous de moi:
-"Pascaaaaal? Tu n'as pas une frontale ou des piles par hasard?"
Mes deux frontales étant fixées au casque je ne sais pas en prêter une mais j'ai peut-être encore des piles même si mes lampes sont sur batterie.
Benoit n'a plus d'éclairage, pas encore reçu sa 2eme lampe qu'il a commandée et les piles de la lampe de secours de Géry sont mortes...ben c'est du joli!
Malheureusement, je n'ai plus les piles dans ma poche, je me suis rappelé plus tard qu'elles avaient pris l'eau dans le Nou Bleu (en même temps que mon smartphone  ).
Benoit va devoir remonter sans lampe et moi je vais devoir l'éclairer à chaque fractio ou endroit où je peux me poser sans entraver la corde. Pendant ce temps-là, Géry déséquipe.
C'est lent mais ça fonctionne et nous finissons par sortir.
Bernard m'explique que la porte était coincée et qu'il a dû faire levier avec son descendeur pour l'ouvrir puis qu'elle s'est reclapée sur sa tête pendant qu'il sortait (merci le casque!).
Il est temps de se changer et d'aller boire un verre (et manger pour certains) à la Fête au palais!
Et non di dju! Où est cet accès aux "super plafonds ??!!"

Pascal Evens

jeudi 6 août 2026

mercredi 24 juin 2026

Réseau Sud à Han-Sur-Lesse, le 14 juin 2026

Participants : John (ESB) et 19 autres spéléos (dont Fistuleuses, Stalacs, GRSC). Loran Haesen et Miguel du GRSC étaient nos guides.

Pas besoin de mot. Voir la vidéo : https://youtu.be/pjssld0ad-I



Grotte du Père Noël, le 13 juin 2026

Participants : Géry (ESB) et 19 autres spéléos.

C’est une rare opportunité d’avoir une visite guidée de l’emblématique grotte du Père Noël

à Barvaux, dans le « Domaine des grottes de Han ».

Depuis que je fais de la spéléo, on en parle ... mais ... Achtung ! strikt verboden !!!

Domaine réservé aux scientifiques !

C’est bien fini depuis avril 2016 dès lors que le « Domaine des grottes de Han » y organise des guidages lucratifs pour touristes, sous-traité à « Spéléo-J » ...

Dans leur « très » grande largesse (!), il autorise les vrais spéléos à y entrer deux fois par an ... à un créneau horaire imposé !

C’est ainsi qu’une vingtaine de spéléos se sont retrouvés à ... 15h00 (!) sur le parking désigné.

Aurélien ayant dû annuler sa participation, c’est Johnny du GSCT qui m’accompagne.

Je retrouve sur place ma bonne copine Carine de « La Cordée ».

C’est Loran Haesen le maître de cérémonie du jour.

L’autre guide prévu ne viendra pas, on formera du coup un seul groupe.

« Découverte il y a plus de 50 ans Le 26 décembre 1964, une petite équipe de spéléologues était descendue au « Trou Picot » du Massif de Boine à Han-sur-Lesse afin d’étudier les chauves-souris...

En cette froide journée d’hiver, les conditions étaient idéales pour apercevoir de la vapeur d’eau sortir de la roche. Après un travail de longue haleine pour dégager cette entrée, leur émerveillement fut immense ! Remplis d’émotion et naturellement très impatients, ils se sont rapidement lancés dans l’exploration du plus beau de tous les cadeaux du Père Noël ! ».

« Située au cœur du parc animalier. Cette cavité du massif de Boine n’est pas connectée physiquement à la Grotte de Han (tout en faisant partie du même complexe hydrologique).

Caractéristiques. Grands volumes et salles très concrétionnées. Une descente dans des éboulis permet d’accéder à la galerie principale qui mesure 175 m de long et 40 m de large dans sa plus grande diagonale. La progression s’effectue majoritairement sur des éboulis qui sont par endroit particulièrement glissants (même pour des spéléos). La salle Blanche qui lui fait suite est le début des salles particulièrement bien décorées. Un pont de singe permet de franchir la galerie de la boue. Les visites ne sont autorisées que jusque la salle du Cobra (le reste de la grotte étant en réserve intégrale).

Dév. 2115 m Aucune difficulté technique. Temps d’une visite de 1h30 à 2h30 selon le temps consacré à la contemplation. Matériel : baudrier plus longes pour le passage du pont de singe et des parties sécurisées par des câbles »

« Un réseau très riche en chauves-souris... Une quinzaine d’espèces de chauves-souris vit dans tout le réseau souterrain de Han-sur-Lesse. Notons en particulier la présence de rhinolophes, une espèce très protégée ».

Petite navette jusqu’au haut grillage du parc animalier.

Puis, petite marche jusqu’à un chalet tout près de l’entrée de la grotte.

Une fois équipé, nous processionnons dans une profonde faille jusqu’à la porte blindée d’entrée ...

Des câbles acier pour se longer ... si on veut ...

Découverte de la féerie ! Contemplation !

Une explosion de concrétions magnifiques, gigantesques !



Un os de vache concrétionné ...

Mais aussi une bouteille de lait concrétionnée ... : elle servait de récipient collecteur d’eau pour les lampes au carbure !

Attention : c’est quand même vachement glissant.

En plus, il fait mourant de chaud. Pourtant, la température est identique à nos autres cavités. Loran nous avait prévenu ! Il n’y a pas d’explication à cette particularité !

La galerie principale de 175m de long est stupéfiante !

Deux ponts de singe permettent de passer au-dessus de la galerie de la boue.

Arrivée à la salle du Cobra.

Pas question d’aller plus loin ...

Petite variante sur le chemin du retour pour la visite de « la chambre à coucher » où

l’université de Namur y possède encore un gros entonnoir ...

Plus loin, une petite aragonite toute mignonne ..

Sortie après 3h00 de TPST et plusieurs belles rencontres pour notre carnet d’adresse ...

Retour super tard à la maison après cette journée vraiment inoubliable !


Géry




Carrière de Sprimont à Floreffe, le 31 mai 2026

Participants ESB : Géry, Manel

Arrivés sur place, je réalise effectivement que l'endroit est parfait pour une initiation à l'équipement à l'air libre, tout en restant à l'ombre avec, en plus, un accès facile au site.

Malgré l'orage de samedi soir, dont nous avons très vite saisi son effet sur l' endroit (une bonne trace d'un ruissellement important) et le fort potentiel de glissade, le terrain restait praticable.

On a premièrement commencé par l' initiation aux noeuds (huit double, noeud de pêcheur, noeud de chaise double, fusion, une petite démo de nœud Mickey qu'on utilise de moins en moins ( pour une même utilisation, le noeud de fusion consomme moins de corde ).

Géry a fait une belle démo comment préparer sa corde avec noeud de pêcheur à 1 mètre à peu près de l'extrémité et le noeud supplémentaire d'alerte qui est généralement un noeud simple.

Pour moi, il y avait 3 cordes à préparer : 38, 25 et 16 m ( si je me rappelle encore :D).

On a commencé  après à monter. J'ai demandé à Géry qu'il équipe la montée par précaution car le terrain était un peu glissant quand même. Heureusement, le câble est toujours là en bon état.

Une fois là-haut, on a commencé chacun à équiper sa corde. Pour moi c'était la mission d'équiper avec mise en place de  4 fractios.

Pour remonter et pour aller vite, on a chacun déséquipé le matériel mis en place par l'autre.

La séance  s'est très bien passée.

 J'ai vraiment apprécié !

 

à trés vite !

Manel