mercredi 8 juin 2022

Trou des Manants, le 22 mai

 

Participants : John et Géry de l’ESB, Aurélie, Bernard et Pascal de l’Astragale et Cédric de Continent 7.

 

Côté ESB, nous étions 5 inscrits au départ, on se retrouve à 2 à l’arrivée comme d’hab. ...

Heureusement, le tam-tam africain fonctionne bien parfois !

Cette fois donc, nous n’avons pas dû nous taper la honte à annuler ...

Le nombre idéal est même atteint pour pouvoir faire deux groupes au sein de la cavité.

Là où nous avons fait fort, c’est sur l’impact carbone de cette sortie : 6 voitures sur le parking de la Chawresse pour 6 spéléos. Youpie ! Record battu !

Alphonse du CRSL est déjà là pour nous remettre la clé de la grotte.

On s’équipe sans attendre et c’est vers 11h30 que nous ouvrons la trappe au bord de la rivière à sec.

Échelle trop courte en place. Comme dit dans le descriptif : « Après le dernier échelon, ben, il n’y en a plus ! ».

Grand puits barré par de la rubalise … trop dangereux.

Descente plutôt verticale dans un long éboulis.

Pas très large et même parfois très étroit. Ça promet pour la remontée ! ...

Il y a un fléchage dans les deux sens vu la complexité du réseau et les parties dangereuses à éviter ...

Arrivé à la salle du 25ième, nous nous organisons pour la suite car nous devons nous séparer en deux groupes.

La direction vers la salle du Smog est la plus recommandée pour les maillons faibles.

John, Géry et Bernard iront par là tandis qu’Aurélie, Pascal et Cédric se dirigent vers la salle blanche.

Vers la salle du Smog : escalade avec corde en place dès le fond de la salle du 25ième suivi d’un  crapahutage.

C’est Géry qui équipe la salle du Smog. 

Au fond, le passage névralgique avec cette étroiture en hauteur et qui redescend en toboggan.

Sans oublier d’attraper la corde à nœuds au passage …

Géry passe tout juste !

On comprend mieux pourquoi c’est plus difficile dans l’autre sens …

Enfin, la rivière dans une confortable galerie bien concrétionnée.

Dans le deuxième groupe, c’est Pascal qui équipe les deux rappels.

Ils sont déjà en ribotte dans la rivière. A leur retour c’est le deuxième groupe qui part zieuter jusqu’au siphon avec de l’eau jusqu’aux genoux.

Aurélie déséquipe le parcours du premier groupe et c’est John qui déséquipe l’autre côté. Nous découvrons ainsi l’équipement fait par nos collègues.

Arrivés à la Salle Sèche, John va fureter dans le Réseau Sandrine, butte sur 2 siphons  puis ne voit pas la suite dans la diaclase, c'est pourtant bien par là..

Salle du 25ième : asteur, il faut retrouver son chemin pour la surface !

Malgré le fléchage, ce n’est pas toujours du gâteau. Géry se fourvoie dans une galerie remontante, pleine de blocs qui ne demandent qu’à s’échapper ( sur la tronche de Bernard …) …

John trouve la suite. Bernard se dévoue pour porter le kit.

Géry est quasi déculotté dans une étroiture. Pas fait pour les grosses carrures ce mikado de blocs !

Tous dehors au soleil après presque 4h00 de TPST.

Le rhabillage terminé, nous squattons l’aire de pique-nique du lieu.

L’Astragale sort de nulle part une collection pas possible de bières fraîches.

Plus besoin d’encombrer une taverne à Tilff, on reste un bon bout de temps sur place.

John, va reporter la clé tandis que les cinq autres vont boire et manger en terrasse « A la bonne franquette ». Populeux et populaire à souhait, bouffe en rapport et vin aussi semble t-il d’après les dires.

Cela ne nous empêchera pas de quitter les lieux à … 21h00

4h00 de grotte pour 5h30 d’after-cave : impossible de faire mieux !

Ce fût un excellent et très réussi interclubs.

« Tous ravis, tous contents !

A refaire évidemment !!! »

 

Pour les clubs réunis : Géry (ESB)

Trou Manto, le 15 mai

 Participants : Serge, Sophie, Pierre et Géry de l’ESB.

 

Découverte pour Sophie et Pierre. Redécouverte pour Serge et Géry.

Avec nous : la topo de Vandersleyen (1955), le descriptif de Géry (2011) et le tout nouveau descriptif d’Alain (Astragale).

Nous voilà paré pour nous y retrouver.

Pierre s’extasie déjà devant le concrétionnement.

J’équipe la main courante, la vire aérienne et prends mon temps au dessus du puits plein pot pour faire un beau Y avec cette broche de droite si éloignée …

Même qu’on se dispute Serge et moi sur comment faire ...

Sophie passe la vire bien à l’aise.

Bientôt, tout ce petit monde est en bas.

Éclats de rires général lorsque je sors du kit le bout de la corde.

J’espérais faire un passage de nœud avant le sol et avais déjà enkité le nœud de jonction. C’est raté ! La C38 suffit amplement ! Zut ! …

Nous allons au bout de la salle et découvrons une corde en place (merci Alain !) que nous remontons.

Retour salle via un autre chemin et deux grosses flaques.

Grâce aux renseignements d’Alain, nous allons zieuter un bonus qui n’est pas sur la topo et dont nous ignorions l’existence !

Après avoir remonté le puits, Serge équipe une petite escalade juste au bout de la vire.

Nous suivons ce petit circuit qui nous amène dans la « salle du Trône » : un magnifique volume tout concrétionné au centre duquel, Pierre s’installe sur un véritable « trône ». D’où le nom de cette salle (tu saisis ? :-) ).

Dommage que je n’avais pas mon appareil photo !

Challenge pour Pierre : c’est lui qui a été choisi pour le déséquipement.

Une première et pour sa seulement troisième grotte !

Je supervise l’opération tandis que Serge et Sophie caillent à nous attendre.

Nous arrivons enfin devant St-Etienne (du moment que ce n’est pas devant St-Pierre !…).

Serge s’est déjà enfilé le début des étroitures. Pierre ramène en vitesse le kit près de la grille du Manto.

Sophie passe avec tout son matos. Les garçons se sont tous désapés …

Je suis le dernier à m’engouffrer. J’hésite, je suis compressé, j’abandonne.

Non, j’y vais quand même. Si serge est passé, ça doit aller. Il m’épate, il m’épate, il m’épate ce garçon !

Mais non, je vais reculer. Mais si, j’essaye encore, je passe. Ouf !

Sachant que le reste du long ramping a été élargi lors d’un récent sauvetage, la motivation revient.

Il faut quand même encore rentrer le ventre …

Mais comment cette civière a bien pu passer ? …

Sortie au soleil après 4h30 de TPST.

Pour le pot de fin d’activité, pas besoin de se déplacer !

C’est à quelques mètres des voitures. A « l’Élysée Beaufort » où nous sommes ravis du choix de bières spéciales.

Nous y resterons plus d’une heure à pinailler dans la joie et la bonne humeur.

 

On a bien fait de venir aujourd’hui : ce fût une très belle journée !

 

Pour l’ESB  : Géry

mardi 17 mai 2022

Barchon, du 22 au 24 avril

 Participants ESB : Sophie &Pierre et leur ainé, Géry, Serge, John 


Vendredi : parcours E pour Géry et Aurélie (Astragale)

Samedi : suite du parcours E pour Sophie et Géry, parcours B, A et F (aquatique et froid!) pour Géry et Aurélie

Dimanche : parcours D pour Sophie et Pierre (en alternance), Géry et John puis parcours T pour Géry, Pierre et son fils, John avec intercalage parfois d'autres clubs (Stalac, ULS)

Un très bon weekend pour tous les participants après plus de 2 ans d'attente de cette nouvelle édition



Abîme de Lesve, le 27 mars

 Participants : Gaëlle, Thomas, Marie et Théo du CAF de Lille, Johnny du GSCT et Géry de l’ESB. 

Ce n’était pas trop prévu, je me retrouve au final le seul combattant de l’ESB, Bi Yu ayant dû se désister au matin.

Par contre, nous bénéficions du renfort de Johnny, encore merci à lui !

Ce qui était par contre prévu, c’est que l’ESB se chargerait de l’équipement de la cavité pendant que Gaëlle, initierait Marie et Théo aux techniques de cordes.

Très bonne idée ! : la cavité est facile et présente de nombreux fractionnés (« fractionnements » pour les Français).

De plus : aucun passage chiant, très peu d’eau et météo de rêve !

Qu’est-ce qu’un spéléo demande de plus ?

J’embarque Thomas afin de lui montrer les premiers rudiments d’un équipement.

Petit chipotage à un fractionné non prévu sur un arbre couché.

C 35 trop courte, je raboute les cordes à cet AN.

Ouf, la C 56 arrive largement à la tête du P14 final. J’emmène Thomas jusqu’au siphon, puis, nous remontons voir où en sont les autres.

En bon père de famille, Johnny gère la descente de Marie.

En lanterne rouge, c’est Gaëlle qui s’occupe de Théo.

Quelle organisation idéale quand même !

Nous nous retrouvons tous au fond. C’est Thomas qui opère le déséquipement. Une première pour lui. Zéro souci ! On voit qu’il aime çà !

Photo de groupe des six valeureux au sommet. Il fait super beau !

La récompense arrive enfin : le verre de l’Amitié Franco-Belge à la terrasse de la brasserie du moulin de l’abbaye de Floreffe.

Ce fût une très chouette sortie, à rééditer sans modération !

 

Pour l’ESB et le CAF de Lille : Géry

jeudi 17 mars 2022

Nou Maulin, le 27 février

Participants ESB : Sophie, Pierre, Géry, John

Une 1ère pour Sophie et Pierre.

On leur montre d'abord l'entrée intermédiaire qui n'est plus praticable au bout du tube. Une désob est nécessaire. Ensuite direction l'entrée supérieure. 

On désescalade la diaclase désobstruée et bien vite nous arrivons en tête du puits dans la Grande Salle. Géry équipe et nous suivons. En bas, les catadioptres nous mènent au Métro. Belles galeries phréatiques mais il y a beaucoup de crasses suite aux crues et au sol ici et là, cela pousse. 





Nous allons jusqu'au siphon. Pierre pense apercevoir un poisson cavernicole. Mais non, c'est un poisson piégé par une crue. Ensuite nous rebroussons chemin et grimpons vers le Bénitier qui ne nous humidifie pas tous de la même manière. Et nous arrivons dans la Grande Galerie. On va voir le roulement à billes mais notre approche l'obstrue davantage. A dégager par l'autre côté!

Comme on ne passe pas, nous allons vers le Gruyère et ici également des catadioptres nous aident et nous ramènent dans la Grande Salle. Nous voyons également que sur la gauche d'autres catadioptres redescendent. Géry a du mal à comprendre où cela mène. Je descends déséquiper et après décoincement de la corde, je rejoins mes comparses. 


Il n'y a plus qu'à sortir mais remonter la diaclase vers l'entrée supérieure est moins simple qu'à la descente.

Finalement nous sommes dehors. Sophie et Pierre sont à peine fatigués.


Ensuite, direction la Gourmandise pour un bon rafraichissement. L'endroit est bourré de gens sans masque. Géry y tombe sur son frère qui nous laisse sa place.

Une bonne sortie de découverte pour Sophie et Pierre et de dérouillage pour les autres



vendredi 4 mars 2022

Réseau de Frênes, le 20 février

 Participants : Sophie, Pierre, Serge, Laurent, Géry de l’ESB.

Invitée surprise : Florence. Johnny du GSCT.


Encore une belle sortie sans stress dimanche passé.

Une toute première sous terre pour Sophie et Pierre.

Nous entrons par le puits de la salle des Radicelles (où : Trou de la belle casquette …).

Direction la galerie Atlas Copco, le laminoir et la salle SSN 72.

Tout le monde suit bien. Zéro souci.

Mais arrivé dans la galerie des deux Eric, stupéfaction :

on ne passe pas, c’est devenu une voûte mouillante.

Bon, ben, demi-tour …

Direction la salle de la Cigogne et descente pour rejoindre l’Entonnoir.

Salle des blocs, puis le redouté « Pas de la Mort ».

Mais toute l’équipe passe, même les plus rigides …

Là, changement de cap par rapport à nos habitudes : nous remontons le toboggan directement à droite.

La suite ? C’est par où ? On musarde, on furette, de ci de là ...

C’est Laurent qui trouve la cheminée verticale, finalement pas si difficile que cela !

Nous débouchons dans la salle des Français et retrouvons la salle de la Cigogne, mais par le haut.

Remontée du puits d’entrée « au jumar ».

4 h de TPST environ.

Nos débutants sont ravis de chez ravis !

Enfin notre récompense : un bon moment tout en convivialité à la « Fête au Palais ».

Nous discutons déjà de la prochaine sortie …

Géry 

Nou Maulin, le 13 février

Sortie du 13 février 2022 à la grotte du Nou Maulin.

Participants : Laurent et Géry de l’ESB

Encore une activité avec des préparatifs en mode Bérézina ...

Il était prévu de visiter le trou des Manants à 6 ou 7 et j’avais fixé rendez-vous avec le

responsable pour la remise de la clé le matin de ce dimanche.

De désistement en désistement, la veille après-midi, nous ne sommes plus que deux

survivants (!) : notre dernière recrue et moi-même.

Qu’à cela ne tienne ! : nous annulons les Manants et nous nous rabattons sur le Nou-

Maulin à Rochefort.

De quoi repérer les éventuels soucis suite aux inondations de juillet 2021 afin d’envisager

une prochaine sortie pour débutants.

De quoi crapahuter pour le plaisir de faire du sport.

Et pour moi, de quoi élaborer un descriptif toujours absent de mon catalogue.

Je n’avais jusque là que quelques parcellaires notes écrites datant de … 2010.

Nous avons eu mille fois raison, fadia toi !

Une journée riche en anecdotes et enseignements nous attend !!!

On ne s’est pas fait prier pour se laisser pieuter jusqu’à plus sommeil. RV 9h30 sortie 9 …

Sur le parking de la cavité, face au porche : pas d’autres voitures.

Au fait, nous vivons malheureusement seul chez nous (j’en profite d’ailleurs : si jamais

vous connaissez des souris libres et abordables …) et, par sécurité, il faut toujours

prévenir un équipier de notre entrée et surtout de notre sortie de grotte. On ne sait jamais

...

Comme convenu donc, j’envoie un SMS à Frédéric pour le prévenir de notre départ sous

terre.

Il est 11h20.

Entrée par les tonneaux (45° et toboggan) ; une carpette de caoutchouc est maintenant au

sol de ceux-ci.

Bonne affaire !

Laurent redescend à la voiture chercher la corde de rab car c’est vraiment pas sûr du tout

qu’on puisse s’en passer à la remontée ... .

Cabestan sur deux arbres et frottement acceptable sur le débordement de caoutchouc.

Je descends le premier.

Fichtre, la galerie qui suit s’est rétrécie depuis le temps !

Il y a une couche de terre qu’on devrait racler à la pelle la prochaine fois.

Bon, en forçant peut-être … mais pour la carrure athlétique de Laurent, ce serait Tintin !

On remonte …

Allons voir par l’entrée du porche.

Après la grille, sur le côté, quelques vêtements secs, un très longue et large sangle et

deux mousquetons acier neufs … Tiens, tiens …

On avance puis … non did’ju ! Il nous faudrait ramper dans une mare profonde. Jamais vu

cela !

Cela doit être bouché par des alluvions plus loin.

Demi-tour, re-sortie et recherche de la troisième entrée : « l ’entrée supérieure ».

Après quelques tours, nous la trouvons bien loin.

C’est normalement une clé de 13 qu’il faut pour pouvoir ouvrir la trappe.

Mais le système de fermeture est complètement bousillé et elle s’ouvre sans malice.

Fissure verticale, longue et multi calibres … . Une corde est en place attachée à un

étançon, presque juste pour le décor.

Nous arrivons au sommet de la grande salle.

Des voix se font entendre en flamand provenant du gruyère (?). J’équipe le puits.

Je montre à Laurent comment faire un fusion et un chaise double.

Les 8 broches du puits sont vraiment bien placées ! C’est un plaisir !

A la base, commence un fléchage super bien réalisé en catadioptres oranges pour nous

guider jusqu’au Métro.

Quand je pense au temps perdu dans le passé en recherche de cette liaison !

Nous laissons de côté un seau blanc fissuré (voir suite …) …

Le métro enfilé, nous entendons à nouveau les Flamands.

Ils terminent l’ascension de la faille d’accès au bénitier.

« On n’est pas des professionnels » nous dit presque gêné le dernier.

Mais non ?!!! Ce gars est en bermuda et n’a pas de casque !!!

Mais je vais le frapper ! C’est pas possible enfin ?

Nous rebroussons chemin et c’est Laurent qui déséquipe le puits.

Qu’est-ce qu’on ferait bien maintenant pour s’amuser ?

Nous décidons de descendre et de remonter le gruyère. De quoi mémoriser les passages.

Fin fond de la grande salle, le même fléchage efficace est en place dans le sens … de la

descente.

De la descente … plutôt bizarre …

J’ai du mal à reconnaître les différents passages un peu trop engagés à mon goût …

Cela me paraît long aussi.

P….. !!! Devant nos yeux écarquillés : le seau blanc fissuré de tout à l’heure !

Nous ne sommes pas dans le gruyère et le puits est au-dessus de nos têtes.

Nous avons découvert un accès différent dont nous ignorions l’existence ! Bien, très bien !

Encore une belle connaissance engrangée !

Nous remontons et tant pis pour le gruyère.

Retour vers l’entrée supérieure.

La remontée de la faille est un chouette challenge. Je m’aide de la corde en place avec

ma poignée et reprends régulièrement mon souffle.

Sortie au grand jour à 16h40.

SMS à Frédéric qui s’impatiente déjà depuis 14h15 … Qu’il est mignon quand même ! …

Récompense de notre journée à « La Gourmandise ».

Deux Rocheforts et un plat de charcuteries pour Laurent et un choco chaud artisanal pour

Géry.

Un dernier SMS à Frédéric : « On est sorti de la Gourmandise et on est bien torchés ! »

Fin d’une journée mémorable, pleine de surprises, d’enseignements, de découvertes et de

papottes.

Proverbe du jour : « La spéléo est un plaisir et doit le rester ! »

Le rapporteur de service pour l’ESB : Géry